21.04.2005
A en perdre la raison
J’aimerais t’emprunter une nuit, t’enlever à ses bras pour que tu te perdes dans les miens, pour que toi et moi ne fassions plus qu’un, plus qu’une et même personne, blotties dans cette bulle que je nous façonne…
Je revois tes yeux dans les miens et je ne veux plus les lâcher, je ne veux plus détourner mon regard de ces étoiles qui me font chavirer… Il me reste comme un goût de trop peu sur les lèvres, ce goût de ta peau parfumée que je viens de quitter et qui déjà m’obsède, m’envahi, m’ensorcelle… j’en veux encore… je veux encore de ta bouche sur la mienne, de ta bouche qui se perd pour me faire perdre pieds… nos mains se rejoignent, se caressent, se serrent, se défont, se refont, se cherchent, se trouvent, se frôlent et je ne sais plus où je suis, ou plutôt si je sais, mais je voudrais être loin d’ici, si loin d’ailleurs… t’emmener dans d’autres contrées, dans d’autres monts et d’autres vallées, te voler à ce temps qui passe trop vite, à ces heures qui courent pour rattraper je ne sais quoi, je ne sais qui, quand je suis dans tes bras… qu’on me laisse quelques minutes encore … pour laisser mes doigts défaire tes cheveux, retirer cette pince qui m’invite à ta nuque… pour déposer juste quelques baisers là où je le veux, là où je le peux… le ventre me torture, me rappelle que tu n’es pas là … Et moi, je meurs sans toi… je meurs d’impatience de me serrer encore tout contre ton corps, de déposer mes lèvres sur tes hanches, sur tes cuisses, sur tes seins… de laisser ma langue s’enfuir sur ton grain, sur ton sexe, sur tes reins…
J’imagine tes gestes hésitant, tes envies freinées par la pudeur du moment et puis l’excitation qui lentement s’installe, sous un voile opaque, puis transparent… ce voile que tu enlèves finalement, délibérément… et puis la passion s’enflamme… l’émotion est palpable, belle, sublimissime même et puis quelques larmes… et t’entendre me dire ‘encore’ … voir tes doigts serrer la taie d’oreiller et ton corps effréné que je ne veux calmer… nos peaux moites ont l’odeur de l’amour … mon amour… et je t’aime à en perdre la raison, que je perds d’ailleurs… mais pas de questions… juste vivre pour l’instant, pour l’heure, pour les heures que tu m’accordent, pour ces instants d’éternité qui viendront sur nos cœurs se tatouer…
01:04
Écrit par Clair de lune
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08.04.2005
Se mettre à nue…
Je te découvre au fil de cette ligne du temps et nous n’en sommes qu’au début et nous avons notre temps… le temps de se découvrir encore, de s’apprivoiser, de se désirer, de se dessiner plus belles chaque fois au détour de notre imagination, de nos mots, de nos rires, de nos impressions, de nos sous-entendus, de nos intuitions…
Lui, tu l’aimes depuis toujours et à jamais … à lui tu es attachée, mains et pieds liés et moi pourtant j’aimerais te détacher cette corde autour des poignets, le temps de quelques minutes, de quelques heures, de quelques baisers volés, de quelques étreintes interdites… et comme l’interdit est doux et comme l’interdit est bon… Ensuite je te referai ce nœud, je resserrai la corde jusqu’à la prochaine fois, pour de nouvelles caresses, de nouvelles boules à l’estomac, pour de nouvelles envies, de nouvelles folies de nos cœurs, de nos corps épris et fous alliés… encore…
Ton cœur est pris, mais ton corps ne l’est pas… et moi je veux atteindre ton coeur avant d’atteindre ton corps… Je veux que tu m’aimes, que tu me désires, que tu penses à moi, que je te manque, que je t’obsède, que je sois là… je veux exister, mais ne pas être là… je veux rester cette flamme, cette femme qui t’apprendra l’amour des femmes avec tendresse et volupté, avec ivresse et sensualité, avec amour surtout, mais pas d’un amour à clous… Je ne veux pas d’un amour prison, ni détruire ta vie ou ta relation… Je veux juste de l’amour de corps et d’esprit, juste de l’amour ça suffit… Je veux te voir heureuse à mon cou, dans mes bras, je veux te voir heureuse à une table, dans mes draps, je veux te voir heureuse tout court, c’est comme ça…
Je te dirai je t’aime, à bientôt, à la prochaine fois… ou je ne te dirai rien mais on saura… parce que le feu au ventre, parce que l’absence déjà, même si on est encore là… parce que la mémoire prend des photos sans qu’on le voit…
Je te demande l’infidélité, tout en restant dans ses bras… je te demande la fidélité lorsqu’il s’agit de toi et moi… paradoxale ? Pas tant que ça… te partager avec lui, mais pas avec d’autres bras… jalousie peut être et je ne devrais pas… pardonne-moi… Ce sentiment je ne l’ai jamais eu… moi qui aime l’amour exclusif et passionné, moi qui aime comme on aime jamais… Et pourtant c’est ce que je veux vivre avec toi, c’est ce que m’inspire mon cœur qui bat… Je te veux, sans te vouloir… je veux t’avoir, sans t’avoir… je veux t’Aimer sans t’aimer… je veux que tu sois mienne, sans être mienne… mais comprendras tu ces nuances ? Ta vie est écrite déjà, elle l’était avant moi et rien de tout cela ne changera… et je ne le veux pas… mais je veux d’un nous, d’une passion folle, de nos corps qui s’abandonnent, de nos peaux qui se collent, de nos lèvres qui papillonnent, de nos sens insensés que l’amour et ses pouvoirs viendra bouleverser… je veux de la complicité, de la compréhension, de la liberté et de la passion… je veux des peut-être, des sûrement, des on verra, des je ne sais pas… mais je veux de l’amour… je te veux au creux de moi… sur moi… sous moi… en moi… je veux ou je voudrais ? Mettons y les formes s’il te plait !
Comprendras-tu ces lignes ou pas ? Auras tu peur en me lisant me livrer à toi ? Tu ne le dois pas… rassure-toi… et si c’était le cas, je pose ma plume, je tais mes mots, je renonce à ce qui n’existe pas, pas encore ou alors juste dans ma tête à moi… et ça passera… les gommes d’aujourd’hui laissent beaucoup moins de traces que celles d’autrefois… je l’espère en tout cas… et l’amitié reprendra sa place comme l’histoire l’a commencée, il y aura notre relation un peu particulière comme un doux secret et c’est avec bonheur que cette amitié je la vivrai…
17:56
Écrit par Clair de lune
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02.04.2005
Quand tu n'es pas là...
Il y a comme un goût de manque, comme une carence de te voir vaciller…Quand tu chavires et perds la tête…quand tes gémissements me font perdre la mienne…Sentir tes seins qui viennent m’épouser, avant de rejoindre mes lèvres… Et l’envie de partir à la conquête de tes vallées charnelles… défiant les lois de satins, de dentelles… Voir tes yeux qui me disent encore et tes gestes qui en disent aussi long… Sentir ton souffle qui me parcourt et tes mains qui me font perdre la raison…
Je veux encore de ces moments de douceurs, je veux encore de ces instants de douces heures…De nos corps qui s’imbriquent, comme les pièces d’un puzzle…De nos langues fugaces, chercheuses et subtiles…De tes cuisses qui s’ouvrent à moi, comme pour me laisser butiner… De tes hanches qui me désarment, sans m’en faire perdre le nord…
Je veux encore rester en toi… que mes doigts prennent ton empreinte…Que mon palais sache la saveur de ce nectar qui est le tiens…Que nos peaux glissent, se fassent rubescentes…Qu’à nos oreilles arrivent les mots tendres…Que nos sens soient en éveil et toujours sur le qui-vive…Que l’amour se fasse passionnel, que nos étreintes se fassent fusionnelles…
Mais… Il y a comme une absence, comme une insuffisance lunaire… Ce soir tu es peut être dans d’autres draps, peut être et peut être pas… Mais ce soir tu n’es pas là et le ventre me fait mal… et la peur me gagne…Cette peur de te perdre, qu’une autre te fasse nager en eaux troubles…Que tu ne puisses restée inerte face à ses sourires enjôleurs…Qu’une autre puisse marauder juste l’esquisse de tes mains... Sentiments inextricables qui me poussent au bord du vide… Ce soir tu es peut être devant la télé, avec tes amies ou entrain de bouquiner et moi je ne t’imagine qu’à batifoler… La jalousie me ronge et me hante et j’ai honte… honte de mes pensées, honte de ne pas te croire, honte de douter… Tu n’es pourtant pas de celles qui disent je t’aime comme on se dit bonjour, mon amour… mais c’est en moi, comme ce volcan prêt à entrer en éruption… je guette le moindre faux pas, l’infime défaillance… et toi tu marches droit… Comme tu es belle, désirable, sensuelle, comme tu es douce, attendrissante et rebelle…comme je t’aime…
10:37
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23.03.2005
Rêve ou réalité …
J’ai rêvé d’une chambre éclairée de bougies de nos corps en trembles… moins de peur que d’envie…
Mes yeux te dévoraient, les tiens me déshabillaient et la pudeur fut place au désir…
Lentement nos mains se sont frôlées, un peu gauches, un peu pudiques, un peu inexpérimentées… mais les sentiers de l’ivresse n’ont point besoin de guide et nos gestes même perdus savaient où aller…
Du bout des doigts, j’ai caressé ton visage, de bas en haut, de haut en bas, puis dans ta nuque, ils se sont attardés pour attirer ton cou jusqu’à mes lèvres et y glisser ce tout premier baiser…
Les frissons t’envahissent et grimpe déjà la fièvre de nos corps brûlants, impatients…
Tu laisses alors tes mains sur moi vagabonder, ta bouche goûter le goût de ma peau sucrée…
J’ose glisser ma paume sous ton pull légèrement froissé et je sens les battements de ton cœur s’accélérer… tu défais mes boutons, je t’ôte ce haut trop chaud et nos bouches s’unissent, gourmandes et moelleuses, parcourant les tracés de notre imaginaire…
Nos langues s’effleurent, nos corps s’enflamment et la douceur nous enrubanne…
Peu de mots, juste nos souffles qui se mêlent et se répondent, juste nos regards qui parlent la même langue…
A tâtons, à pas de velours, nos lèvres descendent, s’attardent sur nos seins et chacune de nos courbes…
Nos reins se cambrent, nos chairs se donnent et l’envie de ce fruit défendu se fait plus présente encore…
Nos vêtements s’envolent, volent au sol, s’éparpillent aux quatre coins de la pièce et nos pouls s’affolent…
Peau contre peau, mélange de moiteur et de chaleur…
Les mains voyagent sur nos corps nus qui s’emboîtent et se tâtent…
Nos gémissements saccadés viennent rompre le silence de la chambre et toujours ce jeu malicieux de nos langues, ce plaisir de nos yeux qui se croisent et s’attardent, sans mot dire, en sachant pourtant se lire…
Oseras-tu franchir le pas, oseras-tu entrer en moi… machinalement, naturellement, nos doigts s’immiscent entre nos cuisses, lentement mais sûrement, le vice…
Je serai la première à me diriger vers ton sexe, à y laisser ma bouche jouer de son adresse, à permettre à mes doigts de se plonger en toi…
Gestes lents, tendres, passionnés, mouvements de vas et viens que tu viendras rythmer…
Tu calques alors le moindre de mes gestes… pour que ce soit ensemble que l’on atteigne l’ivresse…
L’ombre de nos corps se dessine sur le murs, nos chevelures s’entremêlent et nos jambes et nos mains…
Nos peaux douces et satinées ne se lassent de se toucher et l’odeur de l’amour se propage dans ces 12 mètres carré…
Le frottement de nos sexes aura été la flamme et c’est au même instant que l’on atteint l’orgasme…
Les cris résonnent, les doigts se serrent, les fronts se plissent, les corps se tordent… l’une contre l’autre, l’une dans l’autre, l’une est l’autre… nous ne faisons plus qu’une et les pendules se sont arrêtées… sous nos draps mouillés…
Pourtant, c’est le réveil là qui vient de sonner… alors ce n’était que du vent ? Tous ces moments n’ont pas existés ? J’ai peine à le croire, j’ai envie de pleurer…
Comme il était bon pourtant de t’aimer, de savoir nos cœurs et nos corps enchaînés le temps d’une étreinte, d’une journée, d’une nuit, d’une éternité…
20:29
Écrit par Clair de lune
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